Interviews

Michaël Cailloux

Visite de son atelier parisien

Qu’est ce qui fait votre différence? Votre signature?

La mouche, clin d’œil à celles que portaient les femmes au dix-huitième siècle pour dévoiler leur humeur, représentée dans les natures mortes du seizième siècle notamment. On retrouve l’insecte dans mes dessins et mes pièces, comme un rituel.

La pièce vintage ou le créateur historique qui vous inspire?

William Morris, son travail d’édition et ses créations dans les arts décoratifs en tant que membre de la confrérie préraphaélite est une des sources à l’origine du mouvement Arts&Crafts qui eut une des influences les plus importantes en Grande-Bretagne au vingtième siècle.

L’objet ou la pièce préférée dans vos créations?

Le bijou mural «En roue libre», qui symbolise l’une des premières pièces que j’ai voulu présenter au public. Son nom porte l’énergie que je mets dans mon travail et la liberté créative qui m’est chère.

Plutôt noir ou blanc?

Coloré… J’aime quand ça pétille! La couleur et toutes les associations possibles entre elles est un de mes terrains de jeux favoris.

Votre style préféré? L’époque la plus créative?

L’art nouveau pour son mélange de style, la richesse de ses associations, son extraordinaire sens du motif.

Classique ou très contemporain?

Anachronique. J’aime l’idée de créer la confusion et de ne pas pouvoir dater mes créations. La valeur d’intemporalité donne une dimension particulière, quelque chose en plus.

Le matériau le plus riche et le plus intéressant à travailler selon vous ? Celui que vous aimeriez explorer à l’avenir ?

L’or. J’ai fait des essais et j’aimerais proposer des bijoux muraux en or par la suite. J’ai créé de nouvelles pièces avec une finition or et argent, des sculptures murales inédites que j’ai présentées pour mon exposition en septembre 2016 au «6, Mandel» à Paris.

Un lieu référent ?

Évidemment, le musée des arts décoratifs de Paris, une éternelle source d’inspiration.

Votre rapport à la couleur?

Fusionnel ! J’aime les associations et l’inattendu, les surprises. La couleur est au cœur de mon travail. Un moteur de création permanent.

En quoi l’époque est inspirante? En quoi elle ne l’est pas?

Tout va très vite avec les réseaux sociaux, mais cela donne un savoureux mélange, porteur de nouveaux territoires qui obligent aussi à garder une certaine vigilance.

Que pensez vous du site The Invisible Collection?

Une initiative qui permet de regrouper des savoir-faire différents, un regard et une sélection très rigoureuse. Je suis très honoré d’en faire partie.

Michaël Cailloux

Formé aux arts appliqués à l’École Duperré, il fonde l’Atelier LZC et réalise des pièces sur mesure pour Baccarat, Cartier, Van Cleef & Arpels. En 2009, Michael Cailloux se lance dans une nouvelle aventure artistique, s’intéresse aux techniques du bijoux et de la gravure à l’eau forte. Aujourd’hui, directeur artistique de l’école supérieure d’Art Conte – spécialisée dans le design, le textile et la mode – il poursuit de créer des objets en série limitées, des bijoux muraux, des papiers peints, des estampes et de la papeterie d’exception. Son œuvre plurielle se décline à partir du détournement des procédés de la gravure et produit un ensemble de pièces éclectiques très singulières. Un univers unique qui revisite l’ornement, à la croisée de deux techniques d’artisanat d’art.

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