Côté matériaux, les architectes Boonserm Premthada et Alejandro Aravena se distinguent par leur audace : briques à base de bouse d’éléphant, béton à empreinte carbone négative issu de déchets organiques… autant d’expérimentations qui interrogent notre rapport à la matière. Privée de son Pavillon central, actuellement en rénovation, la Biennale investit Venise dans toute sa splendeur labyrinthique. La ville devient un terrain d’expérimentation à ciel ouvert, où les projets dialoguent avec l’environnement bâti, les canaux et le passé millénaire de la cité. Si la critique ne s’est pas montrée unanime — certains saluant l’ambition du propos, d’autres pointant un manque de cohérence —, l’événement a le mérite de nourrir un débat nécessaire sur l’avenir de l’architecture. Chez
Invisible Collection, Venise tient une place toute particulière — à la fois source d’inspiration, écrin de savoir-faire exceptionnel et creuset de collaborations uniques. C’est dans les ateliers vénitiens des maîtres verriers que naissent des pièces soufflées à la main d’une rare beauté. Il y a quelques semaines à peine, le duo
Campbell-Rey séjournait dans la Sérénissime pour superviser la réalisation de leurs sublimes
tables Martini, inspirées de la collection
Serti sur Vide de Repossi. Le Britannique
Hamrei, lui aussi, a fait le voyage jusqu’à la lagune pour donner vie à ses iconiques guéridons
Mirra et à l’élément géométrique de son fauteuil sculptural
Chill, aux volumes audacieux.