Quelques mots d’amour
Irlandaise de naissance mais Parisienne de cœur, Eileen Gray fait siennes les idées révolutionnaires du Bauhaus. Esthète hors pair, elle veut tout connaître des savoir-faire raffinés des arts décoratifs jusqu’à suivre les enseignements du maître japonais Seizo Sugawara pour apprendre les secrets de la laque. Femme libre farouchement attachée à son indépendance professionnelle et sentimentale, elle a un coup de foudre pour le charismatique Jean Badovici, architecte et critique influent qui aidera les carrières des stars de l’architecture comme Le Corbusier. C’est pour lui qu’elle dessine la mythique Villa E-1027, une déclaration d’amour dont le nom n’est qu’un code secret symbolisant leur union : E pour Eileen, 10 pour Jean (J étant la 10e lettre de l’alphabet), 2 pour Badovici (B étant la 2 ème ), et 7 pour Gray (G étant la 7 ème). Eileen et Jean se séparent peu après. Demeure leur villa, bijou moderniste sur les hauteurs de Roquebrune, tel un monument aux amours perdus et aux talents partagés.
Puis vint une femme. Anonyme. Elle rompt leurs fiançailles et disparaît. Submergé par le chagrin, Doucet décide de tout vendre. Ce fut la vente du siècle. Sa passion pour l’art ne faiblit pas : Jacques Doucet investit dans l’art de son temps, acquérant notamment Les Demoiselles d’Avignon de Picasso et commande des oeuvres uniques à Frank, Gray, Iribe et Legrain.
Aujourd’hui, son héritage perdure à travers une collection de mobilier d’exception, disponible en exclusivité pour Invisible Collection.