On retrouve cette même chaleur dans les restaurants Mimosa, d’abord à Londres, au Langham, puis à Paris, à l’Hotel de la Marine. Dans ces adresses, le décor devient expérience : fresques peintes à la main, céramiques aux reflets doux, bois vernis et tonalités pêches dessinent une Riviera rêvée. Chez Delaye, l’espace épouse subtilement le propos culinaire. Chaque lieu vibre comme une table en terrasse un soir d’été — décontracté, sensuel, élégant. La matière est au cœur de sa démarche : Chêne clair, laiton patiné, céramique texturée… tout est pensé pour susciter l’envie de toucher, de vivre. Sa collection de mobilier, disponible en exclusivité sur Invisible Collection, traduit cet équilibre entre intérieur et extérieur. Les pièces se veulent résistantes mais sensibles, pensées pour le plein air sans jamais sacrifier le raffinement. « Voici la collection Meltem, conçue pour l’extérieur, mais avec autant d’attention qu’un mobilier d’intérieur », confie-t-elle. «J’ai voulu allier l’acier tubulaire au bois, ajouter de petits soleils incrustés dans la matière.
Les coussins sont amovibles, adaptables à tous les tissus. Le bois Ipé, lui, supporte pluie et sel. C’est du mobilier pour vivre dehors, toute l’année. » On retrouve ces meubles sur la terrasse de la chambre principale de sa propre maison, perchée au sommet du Roucas Blanc, face à la Méditerranée. Une construction des années ‘30, autrefois résidence d’armateur, entièrement réorientée vers la mer. « Cette maison a une vue à 180 degrés. Nous l’avons achetée il y a trois ans et rénovée pendant un an. J’ai voulu rouvrir les pièces sur l’extérieur, pour profiter pleinement du paysage. On vit les portes ouvertes, en constant va-et-vient avec la nature. » Pour nous, elle a ouvert les portes de ce refuge face à la mer, un lieu intime et solaire, qui révèle avec douceur la source même de son inspiration. Des moments précieux à découvrir dans cette video exclusive. Cette maison, baignée de lumière, est une œuvre habitée : la synthèse de tout ce que Dorothée Delaye incarne. Elle y déploie sa sensibilité, son sens des matières, sa capacité rare à équilibrer le brut et le raffiné, la mémoire et la modernité. Plus que décorer, elle sait façonner des atmosphères. Chez elle comme ailleurs, elle ne meuble pas un espace : elle révèle ce qu’on y ressent.