Sunny Side of the Seine.

Journal Interviews Sunny Side of the Seine.

Plongée dans la péniche de Charlotte Biltgen, en vidéo exclusive.

 

Avant de mettre le cap sur New York pour présenter ses collections de mobilier à la galerie d’Invisible Collection de l’Upper East Side, Charlotte Biltgen nous a ouvert les portes de Txakoli, sa péniche familiale amarrée sur la Seine, métamorphosée en un véritable cocon flottant. Dans cette vidéo exclusive, la designer nous invite à descendre sous le pont, là où l’acier brut côtoie la douceur des matières, dans un espace qui tient autant de l’atelier que du sanctuaire. « Je considère ce bateau comme un laboratoire », confie-t-elle à la caméra. « C’est ici que je teste mes nouvelles idées. »
Tout commence en 2005, lorsqu’elle et son mari Cédric tombent sur cette coque nue, repérée dans un chantier naval bourguignon. « C’était très rudimentaire… mais j’ai tout de suite été séduite. J’adore les projets hors normes, » se souvient-elle dans les colonnes d’Architectural Digest. Txakoli devient alors un chantier personnel, un terrain d’expérimentation à ciel ouvert. Il faudra traverser la moitié des rivières de France, remplacer les puits de lumière en plastique par du verre, intégrer un système de filtration d’eau de la Seine, et surélever les plafonds à plus de trois mètres pour que les espaces de la péniche prennent la pleine mesure de son regard. « Vivre sur un bateau, c’est comme vivre dans un appartement normal – dit-elle avec naturel – à ceci près qu’on y trouve des fenêtres oblongues… et l’eau en mouvement comme paysage permanent. »

Formée à l’École Camondo, passée par l’agence de Sylvain Dubuisson puis directrice artistique chez India Mahdavi, Charlotte Biltgen a façonné un langage esthétique précis, entre rigueur architecturale et sensibilité parisienne. Son vocabulaire est fait de contrastes assumés : féminin et masculin, patrimoine et modernité, sobriété et complexité. Sur le bateau, ce dialogue s’exprime dans un jeu fluide entre matières brutes, lignes sculpturales et tonalités douces. Le fauteuil Écume, la table Monceau, le canapé Ebisu ou encore le lampadaire Moonlight, pièces phares de ses collections, n’ont rien d’objets figés. Ils vivent ici au rythme de la famille. « Le fauteuil Écume, c’est celui que mes enfants préfèrent : ils se disputent pour s’y installer et jouer au backgammon, » glisse-t-elle avec tendresse.

Chaque détail porte sa patte. Le noyer français, le marbre, le hêtre se frottent aux plâtres sculptés et au lin lavé. Une vision du luxe sobre, incarnée par l’harmonie tangible des matériaux choisis, le soin des finitions et la justesse des proportions. Et surtout, aucun poncif maritime. Pas de palette bleu et blanc, pas de cordages décoratifs, ni coquillages à la dérive. À la place, des tons neutres, relevés par quelques touches inattendues. Dans la chambre, les reflets mouvants de l’eau animent le plafond et jouent avec la géométrie d’une tête de lit habillée de tissu africain. Une œuvre rapportée d’un voyage, quelques objets choisis… et une touche de jaune solaire. « Le fauteuil Klay en velours jaune fonctionne très bien ici. » Tout dans cette maison semble chuchoter plutôt que briller. Autour de ses propres créations, des pièces de cœur : une chaise Starck rescapée du Café Costes, une lampe Louis Kalff, une table en laiton et bois chinée à Bruxelles, surplombée d’un luminaire imaginé avec Studio MTX, perlé de laiton sur une armature en métal.

Et puis, il y a le pont. Inondé de lumière, enveloppé d’un mur de jasmin et de verdure, c’est « l’endroit idéal pour recevoir nos amis ! » s’enthousiasme Charlotte. Un tapis graphique signé Atelier Tortil, des assises en rotin pensées pour l’extérieur, des tables basses en marqueterie de paille, et une pluie de coussins en tissu Dedar aux motifs pop donnent au lieu un air de fête permanente.
Le résultat ? Un espace stratifié, habité, poétique. Mais surtout, un refuge. « Vivre sur un bateau, c’est comme vivre dans une oasis parfaite. » Comme si elle avait doucement largué les amarres du quotidien. Une parenthèse flottante, un air de vacances… chez soi, tout simplement.
Découvrez l’univers de Charlotte Biltgen dans notre vidéo exclusive.

Charlotte Biltgen

Architecte d’intérieur et designer, Charlotte Biltgen collabore avec Sylvain Dubuisson à sa sortie de l’école Camondo en 1998, avant d’intégrer l’agence d’India Mahdavi, dont elle devient la directrice artistique en 2009. Elle travaille sur des projets d’architecture, de design, de scénographie, crée des collections de mobilier, d’accessoires pour la maison, de bijoux.

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