The Whiteley : Splendeur et Renaissance

Journal Interviews The Whiteley : Splendeur et Renaissance

Visite en images d’un duplex dans un immeuble londonien iconique, imaginé par Maoliosa Murray en collaboration avec Invisible Collection. Où des détails contemporains sophistiqués dialoguent avec les splendeurs Art déco du passé.

Le Whiteley voit le jour à la fin du XIXe siècle sous l’impulsion de William Whiteley, comme l’un des tout premiers grands magasins de Londres. Rapidement, il s’impose comme une adresse incontournable, à la fois élégante et avant-gardiste. La récession et l’évolution des modes de consommation à la fin des années 1970 entraînent sa fermeture, un bâtiment figé dans le temps, ancré dans la mémoire collective. Réhabilité au tournant de ce siècle, le lieu renaît aujourd’hui sous une nouvelle forme, mêlant résidences privées, espaces de vie, commerces et hôtellerie, avec notamment l’arrivée du premier Six Senses au Royaume-Uni. Entre héritage et renouveau, le projet redonne vie à son architecture d’origine tout en l’inscrivant dans une vision contemporaine. Parmi les nouvelles résidences privées, un duplex spectaculaire signé Maoliosa Murray, en collaboration avec Invisible Collection, que nous avons découvert en avant-première dans cette vidéo. Visite guidée en images et une interview… 

 

 

Qu’est-ce qui rend ce bâtiment si singulier ? 

Nous sommes ici dans l’emblématique Whiteley, un bâtiment chargé d’histoire qui remonte au début du XXe siècle. Conçu à l’origine comme l’un des premiers grands magasins londoniens – contemporain de Selfridges – il incarnait une certaine idée du luxe, ponctuée de détails Art déco. Aujourd’hui transformé, le lieu a conservé une grande partie de son identité, notamment ses magnifiques fenêtres d’origine à vitraux plombés, que nous avons eu la chance de préserver dans ce duplex. Un ancrage patrimonial fort, qui dialogue avec un environnement exceptionnel, entre Hyde Park et Notting Hill. 

  

Comment avez-vous pensé les intérieurs ? Quelles ont été vos influences ? 

L’Art déco a naturellement guidé l’ensemble du projet. Il a influencé le choix du mobilier, des luminaires, mais aussi la manière de structurer les espaces. Avec Invisible Collection, nous avons sélectionné des meubles de designers français que nous avons associés à des éléments de menuiserie sur mesure, dessinés spécialement pour ce lieu. Des touches plus personnelles viennent compléter l’ensemble, notamment une influence irlandaise perceptible dans certaines œuvres d’art. C’est un projet qui m’est aussi très cher : j’ai grandi à proximité et j’ai toujours connu le Whiteley. Ma mère tenait une galerie de céramiques pas loin d’ici, ce qui a inspiré les éléments en porcelaine intégrés dans les menuiseries – des détails discrets, mais porteurs de sens. 

Quelle est la première chose que vous remarquez dans un intérieur ? 

La lumière, toujours. Ici, elle est absolument exceptionnelle. Les plafonds de six mètres de hauteur, combinés aux fenêtres d’origine ouvrant sur des balcons Juliette, baignent l’espace d’une lumière naturelle très généreuse. L’éclairage artificiel vient ensuite prendre le relais pour créer l’atmosphère. Nous avons travaillé avec Invisible Collection et Ozone pour sélectionner des luminaires qui accompagnent l’architecture : des lustres aux finitions nickel, en écho à l’Art déco, et des lampes intégrées au mobilier, plus enveloppantes. 

  

Un espace coup de cœur ? 

L’escalier est sans doute l’un des éléments les plus marquants du duplex. Il évoque presque l’allure d’une townhouse new-yorkaise. Nous y avons dessiné, avec The Rug Company, un tapis d’escalier en soie et laine, travaillé en dégradé, du chocolat profond vers des tonalités plus claires. Une transition subtile, qui accompagne le mouvement. Côté art, une pièce monolithique de Jan Kool a été spécialement commandée pour le projet, accompagnée de son œuvre Turon in Olive. L’ensemble dialogue avec la table Careless Whisper de Damien Langlois-Meurinne, dont la finition noire laquée fait écho à l’esprit Art déco. 

Comment avez-vous imaginé la chambre d’amis ? 

Chaque pièce a été pensée comme un univers à part entière. Dans la chambre d’amis, l’enjeu était de créer une atmosphère à la fois chaleureuse et enveloppante, malgré les volumes. Les suspensions Brasilia d’Ozone viennent structurer la hauteur, tandis que les murs panneautés, peints en collaboration avec Argile, apportent de la profondeur et de la couleur. Le lit sur mesure, est habillé de tissus Dedar : un jeu de textures entre le motif Tiger, très graphique, et un velours Vladimir plus profond. Aux fenêtres, des voilages en laine vierge et des rideaux plus épais, également signés Dedar, filtrent la lumière avec douceur. 

Votre pièce préférée ? 

Le salon, sans hésiter. Il concentre une sélection de meubles que j’affectionne particulièrement.
Le canapé Eileen de Charlotte Biltgen a été réalisé sur mesure pour s’adapter à l’échelle du lieu. Il dialogue avec les fauteuils Dolly, que j’aime réutiliser dans différents projets. Au centre, la table basse White Shadow de Damien Langlois-Meurinne, avec son plateau en onyx, apporte une dimension presque sculpturale. Les tables d’appoint Dot, en laque noir brillant, viennent ponctuer l’ensemble avec élégance. 

Un coup de cœur Invisible Collection ? 

La lumière structure véritablement l’espace, notamment entre le salon et la salle à manger. Donc, je dirais les lustres Opera d’Ozone, réalisés sur mesure, qui s’inscrivent parfaitement dans les volumes. Leur finition nickel miroir capte la lumière et fait subtilement écho à l’Art déco. Sur la console, des lampes de table aux finitions similaires diffusent une lumière douce et chaleureuse. À leurs côtés, la lampe Furtiv, sélectionnée via Invisible Collection, se distingue par sa simplicité élégante. 

Visite en images d’un appartement dans un immeuble londonien iconique, imaginé par Maoliosa Murray en collaboration avec Invisible Collection. Où des détails contemporains sophistiqués dialoguent avec les splendeurs Art déco du passé.

Ozone

Avant tout, Ozone c’est l’histoire d’une amitié. Etienne Gounot et Eric Jähnke ont tout juste 25 ans lorsqu’ils se rencontrent pour la première fois alors qu’ils travaillent tous deux comme ingénieurs industriels. Six ans plus tard, ils laissent derrière eux leurs carrières toutes tracées pour laisser libre cours à leur créativité. Ils créent Ozone en 2000. Le studio de création est  maintenant mondialement reconnu pour l’excellence de son design lighting et collabore avec les plus grands cabinets d’architectes et de décorateurs.

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