Plus qu’un style, presque davantage qu’un mouvement, l’Art déco est avant tout une attitude. Une certaine idée du sublime, poursuivie avec constance depuis près d’un siècle.
Il est frappant de constater combien, aujourd’hui encore, amateurs avertis et collectionneurs y reviennent instinctivement. Non par nostalgie, mais parce que certaines créations contemporaines en prolongent l’esprit avec une évidence rare, mêmes lignes souveraines, même exigence de savoir-faire, même signature silencieuse immédiatement reconnaissable. Chez Invisible Collection, nous aimons révéler ces designers et artisans qui s’inscrivent dans cette filiation vivante, tout en en renouvelant le langage.
Célébrant le centenaire de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, exposition séminale, considérée comme l’acte de naissance de l’Art déco, une multitude d’initiatives culturelles ont vu le jour pour en sonder l’empreinte et en réactiver l’héritage. À Paris, le Musée des Arts Décoratifs (MAD) propose une exposition d’une remarquable richesse, réunissant l’ensemble des champs irrigués par ce mouvement, de la mode à la joaillerie, jusqu’au design. Dans le même esprit, Invisible Collection, en collaboration avec Féau Boiseries, a imaginé Period Rooms of the Future, une mise en scène saisissante où de rares décors d’époque – datant de la fin des années 1920 aux années 1940 – dialoguent avec du mobilier résolument contemporain.
Outre-Atlantique, à New York, Sotheby’s s’apprête à disperser les chefs-d’œuvre Art déco de la collection Jean et Terry de Gunzbourg : un véritable voyage au cœur de la création et de l’excellence des savoir-faire, réunissant des pièces emblématiques signées Pierre Chareau, Jean-Michel Frank, André Groult ou encore Jean Royère. Au fond, l’éternel retour de l’Art déco nous rappelle ceci : la quête du sublime ne relève jamais d’une époque révolue. Elle se rejoue, se transforme, et se réinvente sans cesse au fil des générations.